Conseils pratiques

Interactions médicamenteuses : prévention et adaptation thérapeutique

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Une monothérapie ne pose souvent pas de problèmes, mais lorsque le traitement est basé sur la prise de plusieurs médicaments à la fois, dans ce cas là il faut prendre en compte les interactions médicamenteuses. Il existe aussi les interactions avec les aliments, l’alcool et le tabac. Il faut bien distinguer entre une allergie médicamenteuse, une maladie d’origine exogène, l’intolérance, d’une vraie interaction médicamenteuse dont le résultat est néfaste sur la santé.

1001pharmacies-medicamentsLes risques des interactions médicamenteuses : La prescription de plusieurs médicaments a souvent le but d’un traitement efficace, un traitement d’attaque contre une ou plusieurs maladies. Une mauvaise association ou une mauvaise thérapie peut induire à des risques :

  • Risque tératogène (risque de malformations) : en cas de grossesse ;
  • Risque de prématurité : les organes du nouveau-né ou bien son système métabolique est immature donc incapable de métaboliser les médicaments qui restent dans la circulation sanguine et provoque l’intoxication ;
  • Risque avec l’insuffisance rénale des personnes âgées (la fonction rénale décline avec l’âge) donc mauvaise élimination des médicaments ;
  • On note aussi d’autres risques des interactions : insuffisance rénale, respiratoire, cardiaque, hépatique, dénutrition, troubles neuropsychiatriques, la toxicité …etc.
  • Les différents types d’interactions médicamenteuses :
  • L’additivité : si on a deux médicaments de la même classe thérapeutique dont l’effet dépend de la dose, on les associe (addition) de sorte que le résultat soit la dose efficace du traitement, le but de cette association est de réduire les effets indésirables de l’un ou les deux médicaments, car le malade ne va pas prendre toute la dose efficace d’un seul médicament ;
  • L’antagonisme : lorsque l’effet de deux médicaments ensemble est inférieur à l’effet de chaque médicaments pris seul. Cet effet n’a pas d’intérêt thérapeutique et doit être évité ;
  • Potentialisation : si lorsque l’effet de l’association de deux médicaments est supérieur à l’effet de chacun pris à part, cette association est peu fréquente mais intéressante.

Des exemples :

  • Additivité : association à doses fixes et faible de deux hypertenseurs afin d’obtenir un effet thérapeutique efficace avec moins d’effets indésirables, d’autres associations ont le but aussi de diminuer la dose de l’un des médicaments parce qu’il coûte cher ;
  • Antagonisme : lorsque deux médicaments agissent au niveau des mêmes récepteurs il y aura une sorte de concurrence ce qui implique diminution de l’efficacité de l’un des médicaments ou bien son inhibition, par exemple la bromocriptine (appartient à la famille des dopaminergiques, il freine la sécrétion de l’hormone de lactation) ne doit être pas associé à des médicaments qui contiennent des substances tel que : métoclopramide, métopimazine, alizapride : car risque d’annulation de leurs effets ;
  • Potentialisation : les actions de deux anticoagulants : ce genre d’association peut engendrer des effets néfastes, un anticoagulant (antivitamine K) avec un antiagrégant plaquettaire (Aspirine) augmente le risque hémorragique ;

 

 Les différents niveaux d’une interaction :

 

tableau

La douleur, quel médicament à prendre ?

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La douleur est parmi les motifs les plus fréquent de la demande de consultation à l’officine, souvent récente et banale: maux de tête, douleurs dentaires, douleurs des règles, lombalgies, douleurs du ventre, syndromes grippaux douleurs articulaires. Ces douleurs à court terme nécessitent la prise d’un antalgique, dont on vous conseille l’utilisation en ordre:

  1. Paracétamol: c’est le plus maniable, avec une action rapide, avec une dose qui ne dépasse pas 4g/24h. On y trouve des comprimés do dosage 500 mg et 1g: si la douleur est intense il est préférable de prendre la dose 1g avec une fréquence de 4 fois par jour si la douleur ne s’atténue pas, qui veut dire une prise de 1g chaque 6h, il est important de respecter le temps fin d’éviter des problèmes de surdosage (intoxication) et des problèmes hépatiques essentiellement. Beaucoup de médicaments contiennent du Paracétamol donc il faut vérifier en cas d’association médicamenteuse. Il n’est pas contre-indiqué chez la femme enceinte ou allaitante. la prise de l’alcool est proscrite. Posologie du paracétamol chez l’enfant : 60 mg/kg/24 heures, soit 15 mg/kg toutes les 6 heures ou 10 mg/kg toutes les 4 heures.
  2. L’Aspirine: moins maniable à côté de son action antalgique et antipyrétique il a une action aspirin-b-3d-ballsd’antiagrégant plaquettaire, donc il fluidifie le sang. (contre-indiqué chez les patients ayant un ulcère gastrique ou duodénal, et chez les patients traités par l’héparine ou les antivitamines K ou par un antiagrégant plaquettaire comme la ticlopidine (Ticlid®) ou le clopidogrel (Plavix®) et chez les femmes enceintes à partir du sixième mois. L’aspirine est déconseillé chez les personnes sous ce genre de médicaments: -les anti-inflammatoires non stéroïdiens (Indocid®, Feldène®, Profénid®, Voltarène®, etc.) ; -les corticoïdes (Cortancyl®, Solupred®, etc.) ; -les uricosuriques; -le méthotrexate à dose supérieure à 15 mg par semaine (Méthotrexate®, Ledertrexate®). L’utilisation de l’aspirine doit être limitée, à éviter si c’est possible dans les cas suivants: -en cas d’insuffisance rénale; -en cas de règles abondantes (peut-être aussi chez les femmes ayant un stérilet ); -en cas d’asthme, car, chez certains, des crises d’asthme peuvent être dues à une allergie à l’aspirine. Ne le pas prendre chez les malades devant être opérés prochainement ou devant subir une extraction dentaire. (risque d’hémorragie). posologie: 3g/24
  3. Ibuprofène : L’ibuprofène est u n anti-inflammatoire non stéroïdien et un antalgique antipyrétique.

À forte dose, a une action anti-inflammatoire et cette propriété permet de mieux lutter contre la douleur qui est souvent liée à l’inflammation.

Chez l’adulte : on trouve les spécialités suivantes :

  • Advil® 200 mg en comprimés à 200 mg ;
  • Ibuprofen® 200 mg (nombreux génériques);

En cas de douleur importante, deux comprimés à 200 mg à renouveler toutes les 6 heures sans dépasser 1200 mg par jour (6 comprimés) et à ne pas utiliser à long terme.

Contre-indications :

Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

  • antécédent d’allergie ou d’asthme provoqué par la prise d’AINS, y compris l’aspirine ;
  •   ulcère de l’estomac ou du duodénum ;
  • insuffisance hépatique ou rénale grave ;
  • insuffisance cardiaque grave ;
  • lupus érythémateux disséminé ;
  • Enfant de moins de 15 ans ;
  • grossesse (à partir du 6e mois) (moi je conseille de l’éviter carrément parce que son effet pendant les premières mois est mal connu, le mieux est d’utiliser le Paracétamol) ;
  • Au cours de l’allaitement : la femme doit choisir entre la prise du médicament ou bien l’allaitement sous l’avis du médecin) ;
  • Il ne doit être pas associé aux anticoagulants et antiagrégants plaquettaires (Aspirine, Plavix et Ticlid…etc.)et au lithium (TÉRALITHE) : augmentation du taux de lithium dans le sang ;
  • Ne doit être pas associé aux autres AINS, corticoïdes, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, méthothrexate (dose>15 mg par semaine), un diurétique, un inhibiteur de l’angiotensine II, un bêtabloquant ou un médicament contenant de la ciclosporine.

Son emploi doit rester prudent :

En cas d’asthme, règles abondantes, mis en place d’un stérilet. chez l’enfant : N’est pas utilisé en premier recours que lorsqu’il s’agit d’une forte affection inflammatoire, on en trouve comme spécialités : « Advil » selon le poids de l’enfant (à ne pas utiliser en cas de varicelle).

Codéine : c’est un antalgique de la famille des opiacés, qu’on retrouve souvent associé avec du Paracétamol ou l’aspirine pour une action plus efficace contre la douleur mais cette substance a de nombreux effets indésirables.

On en trouve les spécialités : « Codoliprane » «Oralgan » à respecter la dose indiqué par votre médecin ou pharmacien. Contre-indications :

  • Au cours de la grossesse et l’allaitement ;
  • En cas de prise de sédatifs ou tranquillisants ;
  • Chez les alcooliques ;
  • Comme c’est un morphinique son usage est détourné par les toxicomanes, à éviter à long terme par risque de toxicomanie ;
  • Maladie grave du foie ;
  • Asthme et insuffisance respiratoire ;
  • En association avec les médicaments contenant de la nalbuphine, de la buprénorphine ou de la pentazocine (risque de diminution de l’effet antalgique) ;
  • Evitez son emploi en cas d’hypertension intracrânienne, qu’il pourrait aggraver ;
  • Eviter de prendre d’autres médicaments contenants le Paracétamol ou la codéine ou l’un de ses dérivés pour risque de surdosage ;

Effets indésirables : * Constipation, somnolence, nausées, vomissements, sensation de vertige et, plus rarement, bronchospasme, réaction allergique cutanée, ralentissement de la respiration.

Comment gérer l’antibiothérapie

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La consommation des antibiotiques augmente chaque année et à l’origine de la résistance des bactéries aux antibiotiques, ce qui rend le traitement de plus en plus inefficace. Vous connaissez surement la citation qui dit : « les antibiotiques ce n’est pas automatique ! » voilà pourquoi il est très indispensable de suivre les règles soit par le prescripteur soit par le patient.
Principales causes de la résistance ou la non-guérison :
1-    Le prescripteur :
–    Absence de prélèvements avant de traiter afin d’identifier le germe responsable et donc le bon traitement;
–    Prescription non nécessaire d’un antibiotique (toute hyperthermie ne signifie pas forcément une infection bactérienne);
–    Ne pas pratiquer l’antibiogramme afin de savoir le bon antibiotique ;
–    Posologie pas suffisante ou pas adaptée ;
–    Prescrire un antibiotique pour une maladie virale ou autre que bactérienne ce qui attaque la flore naturelle ;
–    Une mauvaise association médicamenteuse ;
–    Une durée mal adaptée de traitement ;
2-    Le patient :
–    Ne pas respecter la posologie indiquée ;
–    Ne pas respecter l’intervalle des prises de l’antibiotique ;
–    Interruption du traitement sans avis médical ;
–    L’automédication ;
Pour toutes ces raisons là, la faute au prescripteur ou bien le patient, le traitement est moins efficace ou ayant une action dangereuse engendrant une résistance aux antibiotiques. Il est très important de suivre les règles surtout lorsqu’on parle de l’antibiothérapie.
Les règles de la prescription et de la prise des antibiotiques :
27-antibioLe prescripteur doit avant tout bien évaluer les symptômes de la maladie, puis orienter le malade vers un examen (prélèvement) associé à un antibiogramme afin de savoir quel germe est responsable de la maladie en premier lieu, puis déterminer l’antibiotique le plus efficace contre ce germe, tout un signe d’hyperthermie ne signifie pas forcément une infection bactérienne, ça peut être un virus ou allergie ou autre. Le prescripteur ne doit pas seulement prescrire le bon antibiotique avec la bonne voie, mais associer à un autre si c’est nécessaire afin de réduire le risque d’une résistance et pour que le traitement soit efficace d’un seul coup. Aussi une association d’autres médicaments peut être importante dans la guérison.
Souvent les infections des voies supérieurs (angine, sinusite, rhinite…) est d’origine virale plus que bactérienne, donc il faut se presser à prendre des antibiotiques.
Il est aussi important que le prescripteur sache les antécédents du malade et s’il prend d’autres médicaments, pour éviter une éventuelle interaction médicamenteuse et si la prise est nécessaire (pas d’autres choix d’antibiothérapie) une surveillance des paramètres biologiques est mise en évidence.
En cas d’une infection bactérienne ordinaire ou banale, le traitement ne doit pas dépasser 5-10 jours, il faut avoir de bonnes raisons pour prolonger le traitement.

Et le malade ?
Il devrait respecter la posologie indiqué par le médecin et l’intervalle des prises, il se peut qu’un antibiotique agisse pendant 12h, donc quand il s’agit de 2 prises, ça veut dire 24h/2 ça veut dire 12h d’action, donc les prises doivent être espacées de cet intervalle et non pas une prise le matin et une prise le soir au hasard. Une prise tardive peut laisser le temps aux bactéries de se multiplier de nouveau.
Le malade ne devrait pas interrompre  son traitement que sous un avis médical, lorsque l’infection est trop résistante ça peut révéler une autre origine que bactérienne.
Le malade doit aussi éviter de prendre des antibiotiques en automédication, il risque beaucoup de complications, surtout que dans certains pays la vente des antibiotiques n’est pas sous ordonnance forcément.
Et la meilleure façon d’être en bonne santé est de prévenir, laver les mains est un simple geste qui pourra vous protéger. En cas d’un rhume ne pas se presser, laisser passer seul, si après 3 jours pas d’améliorations, une consultation médicale s’impose, même pour la grippe qui doit être guérie naturellement au bout 5-7 jours, plus que ces durées une possible infection bactérienne sera confirmée par votre médecin.

Comment réagir en cas de coup de soleil ?

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C’est la saison la plus chaude de l’année, les coups de chaleur et les réactions dermiques après une exposition au soleil sont trop fréquents, les conseils suivants résument les mesures à adopter soit à titre de prévention soit à titre thérapeutique.

Qu’est ce qu’un coup de chaleur ?

C’est un état d’hyperthermie (fièvre) qui dépasse 40°, ça peut aller jusqu’à la perte de conscience, nausées ou vomissements, ça peut être associé à des lésions dermiques qui peuvent se manifester en dehors de cet état, ce qu’on appelle : « photodermatose».
SulfamideLes personnes âgées et les enfants et toute personne vulnérable sont les plus touchées, pour cela il faut se dépêcher à soigner ces coups de chaleur et ces photodermatoses,  il faut savoir aussi distinguer les causes réelles, une réaction dermique peut être engendrée après la prise des médicaments photosensiblisants (Sulfamides, Phénothiazines…etc) dans ce cas là le soleil n’est qu’un facteur déclenchant, on note aussi des maladies (vitiligo…etc.) ou des produits mises sur la peau comme les parfums…etc.

Prévention :

— Utiliser des produits antisolaires de coefficient de protection d’autant plus élevé que le sujet est de phototype clair ou qu’il séjourne dans un endroit fortement exposé au soleil (montagnes, zones tropicales…etc.) ;solaire-2
— Éviter l’exposition solaire entre 12 et 16 heures ;
— Les premières expositions doivent être de courte durée ;
— Utiliser des lunettes solaires de vrai et des chapeaux, casquettes ;
— En cas de lésions superficielles sans des complications utiliser : BIAFINE [trolamine], à appliquer plusieurs fois par jour sur les lésions.

Remarque :
Pour plus de conseils sur la prévention consulter notre article :
https://pharmapause.com/comment-se-proteger-des-rayons-solaires/

Les mesures à adopter :
– Soigner la déshydratation en buvant beaucoup d’eau,
– Prendre douche d’eau froide, pas trop pour ne pas mettre le corps dans un état de choc, faut le faire doucement ;
– Si l’hyperthermie ne concerne que certaines parties du corps, mettez des compresses imbibés d’eau froide sur ces zones et à renouveler plusieurs fois ;
– Eviter la chaleur et s’installer dans l’ombre ;
– Utiliser un climatiseur ou ventilateur en ajustant la température sans le mettre trop froid ;
– Eviter l’alcool, le café, le thé et toute substance diurétique afin de ne pas déshydrater ;
– En cas de brûlures superficielles appliquer BIAFINE en premier lieu, si vous ne trouvez que des dermocorticoïdes en pharmacie, ne pas dépasser 3 jours de traitement ;
– En cas de fièvre intense, frissons, lésions graves : consulter les services d’urgence le plus vite que possible.

La toux, quels traitements envisager ?

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La toux est une réaction permettant généralement de rejeter vers l’extérieur les sécrétions accumulées dans les bronches, on distingue une toux sèche irritante longue à guérir, et une toux grasse ou productive qui génère des glaires ou des sécrétions blanches, jaunes ou vertes.
Traitement – Prévention :
–    Toux sèche : Il faut éviter d’abord tout ce qui favorise l’irritation des poumons : le tabagisme, la pollution atmosphérique, les fumées…etc. L’inflammation devrait se guérir au bout de quelques jours sinon le recours à la médication, si ça ne s’améliore pas, vous devez vite consulter un médecin.
–    Des mesures simples permettent de calmer les toux sèches : boissons chaudes et humidification de l’air ambiant.
Phytothérapie :
–    Toux sèche : Boire ½ tasse : 6 fois par jour d’une infusion préparée avec du thym, l’origan et de la réglisse en poudre à doses égales. (la réglisse déconseillée en cas de grossesse) ;thym
–    Toux grasses et bronchite : Boire 2 à 3 tasses de décoction d’Aunée officinale par jour. Vous pouvez y ajouter 5g de feuilles d’eucalyptus.
(L’Aunée est déconseillée en cas de grossesse). A prendre 2 gousses d’ail par jour. Masser la poitrine et le dos 2 fois par jour avec 5 gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus et de thym mélangées à 2 c. à c. d’huile d’olive ou de tournesol.
Remarque : vous pouvez trouver des sirops ou des tisanes à base de ces plantes en pharmacie.
Médicaments – Toux sèche :
–    Les antitussifs : suppriment le réflexe tussigène ce qui permet à la muqueuse de se régénérer, leur utilisation ne doit pas dépasser quelques jours. On distingue des antitussifs opiacés, antihistaminiques, non opiacés et non antihistaminiques.
–    Les antitussifs opiacés : contiennent la codéine, la noscapine, la dextrométorphane, de la pholcodine  ou l’éthylmorphine, qui ne doivent pas être utilisés en vas d’insuffisance respiratoire ou de toux liée à l’asthme, ils entraînent parfois une sédation gênante en cas de conduite de véhicules, on note aussi parmi leurs effets indésirables : constipation, et vertiges. La dextrométorphane est la substance ayant le moins d’effets indésirables. Parmi ces médicaments : néo-codion sirop, Biocalyptol, Thiopectol.sirop
–    Les antitussifs antihistaminiques : sont recommandés pour la toux survenant la nuit, en raison de leur effet sédatif. Parmi leur effets indésirables : sécheresse de bouche, constipation, rétention urinaire…) sont contre indiqué en cas de glaucome à angle fermé, adénome de la prostate…). Parmi ces médicaments : Toplexil, Rhinathiol.
–    Les antitussifs non opiacés et non antihistaminiques : ils présentent moins d’effets indésirables, Parmi ces médicaments : PAXÉLADINE, TOCLASE…etc.
Toux grasse :
–    Les sirops contiennent des fluidifiants bronchiques destinés à diminuer la viscosité des sécrétions et donc faciliter les expectorations. Leur usage est rarement indispensable. Parmi ces médicaments : Carbocistéine, Fluimicil, Humex toux grasse, Muxol, Rhinathiol…etc.
Références :
http://www.eurekasante.fr/maladies/voies-respiratoires/toux-adulte.html?pb=traitements
– « Bien prescrire les médicaments » 2 ème  édition de l’organisation mondiale de la santé.
– Larousse encyclopédie des plantes médicinales.

 

 

Mycose aux pieds d’athlètes : les solutions !

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La mycose des pieds se manifeste par des fissures, des plaques blanches, provoquant des démangeaisons parfois des rougeurs. Elle se localise sous les ongles et habituellement entre les orteils. A ne pas confondre avec un eczéma, ou le psoriasis.

pied2Prévention :
–    Bien sécher les pieds mouillés même entre les orteils ;
–    Eviter de marcher les pieds nus dans les endroits humides (piscine…etc) ;
–    Eviter les chaussettes de tissu synthétique, utiliser le coton naturel ;
–    Eviter les chaussures trop serrées ou de matière synthétique directement en contact avec la peau ;
–    Changer les chaussettes plusieurs fois par jour car la transpiration favorise les champignons ;
–    Désinfecter les chaussures avec un spray antifongique ou mettre des semelles antifongiques dans vos chaussures ;
–    Traiter les blessures de vos pieds s’il y en a ;
–    Eviter les aliments contenant levure et sucre (pain, alcool…) et prendre des yaourts au bifidus actif. (ce conseil est applicable quelque soit le type de mycose).
Remèdes naturels :
–    Mettre 1 à 2 cuillères à soupe de Bicarbonate de soude dans 1 litre d’eau tiède, bien tremper les pieds avec, puis rincer et sécher. Laisser les pieds dans cette solution pendant 5 à 10 minutes. Sinon vous pouvez utiliser un coton imbibé de cette solution et faire tamponner les pieds avec ;
–    Mettre 1 à 2 cuillères à soupe de sel (gros) dans 1 litre d’eau tiède, laisser les pieds dans cette solution pendant 5 à 10 minutes, bien rincer et sécher après.
Phytothérapie :
–    Frotter la zone atteinte avec une gousse d’ail 3 fois par jour.
Médication pharmaceutique :
–    Désinfecter la zone atteinte puis appliquer une crème antifongique, je conseille ces antifongiques : LAMISIL (à base de terbinafine), ECONAZOLE (imidazolés), je vous déconseille toute crème à base des dermocorticoïdes sauf sous l’avis d’un médecin et je ne pense pas que ça se vend sans ordonnance, de toute façon il y a beaucoup de formes pharmaceutiques (crème, émulsion…etc.) antifongiques sans ordonnance.
Remarque :
–    Essayer l’un de ces remèdes en ordre, d’abord les remèdes naturels, puis phytothérapie puis les crèmes antifongiques vendues en officine.

Quel traitement pour une angine ?

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amygdaleOn définit une angine par l’inflammation des amygdales, une gorge rouge ne reflète pas forcément une angine, parfois c’est sa couleur naturelle.
Le patient en est atteint sente une douleur lors de la déglutition, qui peut aller jusqu’aux oreilles, une sensation d’irritation. Parfois crier trop fort, se stresser peut engendrer ce problème, sans que ça soit une infection bactérienne ou virale.
La majorité des angines sont dues à un virus chez l’adulte, sont associées à une rhinite, de la toux, la fièvre peut être absente ou modérée, la guérison intervient dans 2-3 jours, par contre une infection bactérienne nécessite plus de temps et une antibiothérapie, il faut se dépêcher à traiter, car les complications sont graves.
Une consultation médicale est nécessaire si la fièvre persiste en 2 jours (39-40°), et si les maux de gorge deviennent intenses avec la présence des ganglions au niveau du cou, si l’état ne s’améliore pas dans 4 jours d’automédication.
Prévention :
– Eviter de fumer, de respirer des gaz polluants comme les gaz des voitures, ne pas abuser à prendre des douches, faire attention quand vous sortez d’un endroit chaud vers un endroit froid (la différence de la température brusque les muqueuses et les IgE : ces éléments de l’immunité vont diminuer et ne procurent pas assez de protection, ce qui fait que les virus et les bactéries qui se trouvent en symbiose sur les muqueuses vont l’attaquer, la fumée aussi diminuent les IgE) ;
– Sécher vite vos cheveux si mouillés, ne manger pas des glaces d’une manière brutale ;
– Eviter de crier fort, éviter le stress aussi.
Traitement :
– Pour une angine bactérienne votre médecin vous prescrira éventuellement de l’Amxocilline comme antibiotique et Doliprane contre la fièvre et douleur, ce traitement durera 8 jours. Si l’inflammation et la douleur est très importante, il peut vous prescrira un antalgique très fort de type : Nifluril ou Votrex. Si l’angine est persistante un prélèvement biologique de la gorge est nécessaire pour éliminer certaines possibilités ou déterminer une nouvelle antibiothérapie.
– Pour une angine d’origine virale, il suffit de traiter les symptômes : s’il y a écoulement de nez, faire laver avec un sérum physiologique, ou l’eau de mer ou bien utiliser un antiseptique nasal. Pour la douleur vous pouvez prendre l’ibuprofen, et pour calmer l’inflammation on conseille l’alpha-amylase (maxilase) il existe aussi dans la pharmacie des pastilles à sucer contenant un anesthésique local.maxilase
Remarque :
Pour d’autres traitements du genre médicamenteux ou de phytothérapie ou compléments alimentaires liés à ce sujet vous pouvez voir nos autres articles :
Comment traiter le rhume ?

Quelles précautions à envisager en cas de prise des corticoïdes ?

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Les corticoïdes sont des anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS) qui constituent une grande famille de médicaments dérivé du cortisol le principal glucocorticoïde surrénalien (dérivé du cholestérol). Il faut les utiliser la moindre durée possible avec les moins doses possibles tout en faisant attention aux contre-indications.

 

medicaments-generiquesTypes de corticoïdes

–    Corticoïdes à effet court (prednisone, prednisolone, méthylprednisolone) 

–    Corticoïdes à effet intermédiaire (triamcinolone, paraméthasone) 

–    Corticoïdes à effet prolongé (bétaméthasone, dexaméthasone, cortivazol)

 

 

Les effets des corticoïdes 

Les effets métaboliques :

–    le foie: une synthèse accrue de glucose ce qui provoque une augmentation de la glycémie avec un déséquilibre chez les patients diabétiques.
–    Tissu adipeux : une redistribution des masses grasses.
–    Muscle strié squelettique : augmentation du flux d’acides aminés vers la circulation  sanguine aboutissant à une réduction de la masse musculaire.
–    Tissu osseux : le cortisol induit un catabolisme osseux global induisant à l’ostéoporose chez l’adulte et retard de croissance chez l’enfant.

Les effets inflammatoires :

–    L’inhibition de la production des prostaglandines et des leukotriènes Cortivazol(qui interviennent dans le phénomène de l’inflammation) c’est pour cela ces médicaments sont plus efficace par rapport les anti-inflammatoires non stéroïdiens, et comme les prostaglandines ont aussi un effet protecteur de la muqueuse de l’estomac, la prise des AIS est nuisible.
Les effets immunosuppresseurs :
–    Inhibition des intermédiaires de l’inflammation et donc un effet immunosuppresseur.

 Les effets rénaux :

–    Rétention hydrosodée (rétention d’eau, œdème), hypokaliémie (diminution du potassium) et hypertension artérielle. A long terme, peuvent supprimer la production naturelle d’hormones corticostéroïdes.

 

Précautions d’emploi 

–    Pour les corticoïdes pris par voie orale : une prise unique le matin à 8h, respecter la même heure toute la durée de traitement.
–    Fractionner les prises si la dose quotidienne est très élevée ;
–    Déconseiller chez la femme qui allaite.
–    Une cure courte ne doit pas dépasser 5 jours.
–    Pour les corticoïdes pris par voie dermique : ne pas utiliser que sur la zone indiquée pendant une durée déterminée, l’arrêt doit être progressif.
–    Effectuer un bilan infectieux en cas de prise prolongée, le traitement corticoïde étant susceptible de réveiller un foyer latent.
–    La corticothérapie est contre indiquée en cas d’une affection de l’herpès ou la varicelle.

En cas d’arrêt de corticothérapie

–    Il ne faut jamais interrompre un traitement de longue durée brusquement, ça risque d’entraîner une insuffisance rénale aiguë, avec asthénie et troubles de l’humeur. L’arrêt doit être précédé d’une diminution progressive des doses déterminée par votre médecin (réduction tous les dix jours de 10% de la posologie).

Le régime à suivre

–    Riche en calcium associé ou non à la vitamine D, sans sodium si la posologie est supérieure à 15-20 mg par jour.
–    Prise limitée de sucres à absorption rapide à cause de l’effet hyperglycémiant et en protéines.
–    Un supplément de potassium en cas de traitement à forte dose pendant une longue durée.
–    La prise d’un pansement gastrique (sels d’aluminium, sucralfate) est nécessaire afin de prévenir une affection ulcéreuse gastro-duodénale, cette prise doit être espacée de la prise des corticoïdes pour ne pas diminuer leur absorption intestinale.

Que faire en cas de mal au dos ?

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Le mal au dos est une douleur très fréquente, surtout avec le stress, le travail continu ou la fatigué physique, elle est caractérisé par une raideur et diminution de l’élasticité des muscles. Les douleurs qui touchent le dos sont de deux types : d’origine 1 inflammatoire, ou d’origine mécanique.

Le premier cas :
Les douleurs d’origine inflammatoire qui touchent le dos, affectent aussi l’état général, on peut remarquer parfois une fièvre, une perte de poids…elles peuvent être des symptômes d’une métastase osseuse ou de myélome, ce qui impose une consultation d’urgence.
Ce genre de douleurs est très intense au réveil et la nuit, s’atténue dans la journée.
Le second cas :
Des douleurs mécaniques qui résultent des mouvements ou d’efforts intenses ou des faux gestes,  s’atténuent au repos. Elles sont caractérisées par un déplacement des vertèbres ou l’usure des disques intervertébraux.
Les différents mal au dos courants :
·    La lombalgie : c’est un terme qui regroupe toutes les affections qui concerne la partie des lombaires dont la plus connue est « le lumbago » qui apparaît brutalement en cas d’un faux mouvement, une mauvaise position, un effort violent, caractérisé par une contracture des muscles  au creux des reins. Cette douleur est accentuée par la toux, les éternuements.
Le lumbago se guérit généralement dans un délai de quelques jours, par le repos, le massage, des patchs chauffants (la chaleur abrège la durée du mal), la prise des antalgiques (ibuprofène) ou des anti-inflammatoires comprimés (Diclophénac sodique), le gel (voltarène).
·    La lombo-sciatique : la douleur s’étend jusqu’ au niveau des jambes et les pieds, dans ce cas là c’est le disque intervertébral se déplace et comprime les racines nerveuses ce qui donne un effet d’engourdissement et de fourmillements tout le long du nerf sciatique. La colonne vertébrale est raide et le patient a du mal à se pencher à l’avant.
Il faut arrêter tout type d’activité qui pourrait aggraver la douleur. Pour cela, il est recommandé de prendre un repos d’une dizaine de jours en prenant régulièrement des antis inflammatoires, des relaxants musculaires ou des analgésiques.

Le traitement :
–    En cas ou la douleur s’accompagnent d’autres symptômes, fièvre, amaigrissement, vomissements, troubles de marche, consulter rapidement votre médecin.
–     Soulager la douleur par la prise des antalgiques (ibuprofène en premier lieu, paracétamol : sauf si vous avez un problème hépatique, l’aspirine : en dernier lieu puisque a l’effet de fluidifier le sang et ça peut causer une hémorragie), la prise des anti-inflammatoires (voltarène…), la prise de myorelaxants (myolastan).
Ne pas prendre en cas de grossesse, de la prise d’autres anti-inflammatoires, anticoagulants, antagonistes de l’angiotensine 2, ticlopidine, les diurétiques, méthotrexate…surtout n’hésiter pas de lire la notice, ou informer votre médecin ou pharmacien de vos antécédents et le type des médicaments que vous prenez.   
–    Pour soulager localement, utiliser un gel anti-inflammatoire, un patch, pommades.
–    Faites des séances de kinésithérapie sous la recommandation de votre médecin, utiliser la ceinture de contention. Le traitement de votre douleur peut aller jusqu’à la chirurgie selon le diagnostic de votre état.Massages de dos
–    En cas de douleurs liées à une pathologie de l’os, vous pouvez prendre un complément alimentaire de type glucosamine.
–    Dans les cas les plus douloureux, votre médecin peut aussi vous proposer de la cortisone mais il faut faire attention car c’est un médicament puissant avec de nombreux effets secondaires.

Des précautions à envisager :
–    Essayer de dormir sur un lit ferme avec un coussin adapté ;
–    Eviter la prise de poids, qui peut être une cause principale du mal au dos ;
–    Eviter les talons hauts ;
–    Pour soulever les objets lourds, ne pas se pencher, plutôt plier les genoux en gardant le dos bien droit ;
–    Faites des pauses lors de la journée de quelques minutes pour assouplir la nuque, les épaules, le haut et le bas du dos ;
–    Eviter les torsions du dos ;
–    Ne pas pratiquer des sports qui peuvent vous faire du mal comme l’équitation, golf… ;
–    Eviter les gestes brutaux et les faux mouvements ;
–    Faites vous des exercices de relaxation et des étirements ;
–    Eviter le stress, et les substances qui peuvent altérer vos os.

Comment traiter la cellulite ?

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Qu’est ce qu’une cellulite ?

1Il s’agit d’une couche de gras localisée sous la peau, appelée aussi « peau d’orange », elle concerne surtout les femmes à 90% (chez les minces comme chez les rondes). La cellulite est visible sur les hanches, les cuisses, la face intérieur des genoux, et au niveau du ventre, sur les bras. Chez l’homme au niveau de l’abdomen.
A une prise de volume des cellules graisseuses (adipocytes) s’ajoutent une rétention d’eau (mauvaise circulation sanguine et lymphatique), et une fibrose (modification des fibres collagènes).
Quelles sont les causes ?
–    La mauvaise alimentation (apport calorique supérieur à la capacité de stockage) ou des repas sautés.
–    Les hormones chez la femme (période de puberté, prise de pilule, grossesse, ménopause) due à l’excès d’œstrogène.
–    Le manque d’activité et du sport.
–    L’anxiété, dépression, stress, la fatigue, manque de sommeil.
–    L’hérédité.
–    L’insuffisance veineuse : mauvaise circulation à l’origine d’une mauvaise irrigation.
–    – troubles hépatiques : élimination réduite des toxines.
–    La constipation.
–    Le port des vêtements trop serrés.
–    Les bains chauds.

Les solutions pour lutter contre la cellulite :
2Avant de passer à un traitement, il faut équilibrer son régime aliénataire et ne pas sauter les repas, boire beaucoup d’eau (contant moins de sodium), exercer du sport, et éviter le stress en premier lieu.
Il y plusieurs substances qui favorisent l’élimination de la graisse :
–    La caféine (dans le café et le thé), théophylline (café, chocolat, et principalement feuilles de thé)…etc.
–    Les veinotoniques qui favorisent une bonne circulation telle que gingko biloba (plante)
–    Le pamplemousse, l’annanas, la canelle.

Compléments alimentaires :
–    Vitamine E, dérivés de silicium, huile de sésame.
Les exercices physiques à faire :
L’aquadrainage lymphatique est une gym spécifique exercée dans l’eau afin de renforcer les muscles posturaux dont l’action sur le retour veineux est 4 fois supérieure à celle des muscles superficiels. Les bains hydromassants et les douches à jets visent, en suivant les trajets musculaires, à stimuler les retours veineux et lymphatique.
Les massages  et gommages :
–    Huille essentielle d’hélichryse « l’immortelle » (Helichrysum italicum), est une huile essentielle très précieuse contre la cellulite, elle allie des propriétés anti-inflammatoires avec un décongestionnant tissulaire et cicatrisant cutané.
D’autres huiles essentielles contre la cellulite : huiles essentielles de : Bouleau, Genièvre, Gaulthérie, Cyprès.
Et contre les gras en général : Lavande + Sauge + Thym + cèdre.
–    Faire un gommage corporel sur les endroits ciblés ((bambou, kiwi, vitamine E…)
Les crèmes :
–    Associe plusieurs substances ayant l’effet d’éliminer de la graisse.
Les plantes :3
–    Thé vert, fenouil, bouleau (lipolytiques)
–    Marronnier d’inde, Fragon (pour une bonne circulation veineuse)
–    Fucus vesiculosus (perte de poids)
–    L’ortie, Lierre grimpant, hibiscus, hamamélis et maté
–    Artichaut, aubier de tilleul, reine des près, vigne rouge
–    Orthosiphon ou thé de Java