Le diabète insulinodépendant est un diabète qui impose la mise sous insuline, car le pancréas ne sécrète plus assez de cette hormone. Ce diabète touche plus souvent les sujets jeunes. Il évolue régulièrement vers la disparition complète de la sécrétion d’insuline.

Dans son apparition, il existe un facteur héréditaire, mais aussi des facteurs viraux et autoimmuns (destruction des îlots de Langerhans par les anticorps de l’organisme).

Les circonstances de découverte sont souvent plus aiguës que pour un diabète non insulinodépendant. Ce peut être une déshydratation faisant suite à une polyurie-polydipsie (urines très abondantes et soif intense), ce peut être des troubles du comportements, un coma, parfois favorisés ou révélés par une infection intercurrente (grippe, gastro-entérite… ) : c’est les comas acido-cétosiques ou hyperosmolaire du diabétique.

Le traitement

consiste actuellement à compenser le manque d’insuline par une insuline injectable. Cette insuline peut être rapide, c’est à dire agir sur 2 à 3 heures, ou être lente et agir sur une journée et plus.
Les injections peuvent se faire une (insuline lente), deux ou trois fois par jour (mélanges de rapides, lentes et semi-lentes). Le but est d’éviter les complications habituelles du diabète (cf chapitre diabète sucré). Souvent, mais ce n’est pas une règle absolue, plus le sujet est jeune, plus les injections sont multiples, ceci permet d’ajuster les doses à son activité et d’obtenir une glycémie la plus régulière et la plus proche possible de la normale.

Les variabilités de la glycémie sont très importantes à connaître pour éviter les accidents.

L’effort fait baisser la glycémie, ainsi, en cas d’activité physique, le diabétique va devoir soit réduire ses doses d’insuline, soit prévoir un casse-croûte composer de sucres lents (pain, banane) à consommer avant l’effort. En cas de baisse de sucre, il devra prévoir un sucre d’absorption rapide (glucose, fruits, sucres en carré, gâteaux).
La fièvre et les infections font monter la glycémie, ainsi que la sédentarité. Dans ce cas le diabète peut être amené à augmenter son insuline. Il a toujours intérêt à multiplier les doses d’insuline rapide dans la journée pour éviter un surdosage lors de la guérison.
Les excès alimentaires font monter la glycémie, il faut les éviter. L’augmentation de l’insuline va bien sûr corriger la glycémie, mais au prix d’une prise de poids qui va amener d’autres problèmes. (risque cardio-vasculaire accru, problèmes lipidiques)

Avec le temps, du fait de la disparition progressive des cellules des îlots de Langerhans, les dosages d’insuline vont augmenter pour arriver à un plateau qui correspond à l’épuisement du pancréas.

Le gros du traitement à l’insuline est le coma hypoglycémique.

 

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