Médication Pharmaceutique

Interactions médicamenteuses : prévention et adaptation thérapeutique

Categories: Tags:

Une monothérapie ne pose souvent pas de problèmes, mais lorsque le traitement est basé sur la prise de plusieurs médicaments à la fois, dans ce cas là il faut prendre en compte les interactions médicamenteuses. Il existe aussi les interactions avec les aliments, l’alcool et le tabac. Il faut bien distinguer entre une allergie médicamenteuse, une maladie d’origine exogène, l’intolérance, d’une vraie interaction médicamenteuse dont le résultat est néfaste sur la santé.

1001pharmacies-medicamentsLes risques des interactions médicamenteuses : La prescription de plusieurs médicaments a souvent le but d’un traitement efficace, un traitement d’attaque contre une ou plusieurs maladies. Une mauvaise association ou une mauvaise thérapie peut induire à des risques :

  • Risque tératogène (risque de malformations) : en cas de grossesse ;
  • Risque de prématurité : les organes du nouveau-né ou bien son système métabolique est immature donc incapable de métaboliser les médicaments qui restent dans la circulation sanguine et provoque l’intoxication ;
  • Risque avec l’insuffisance rénale des personnes âgées (la fonction rénale décline avec l’âge) donc mauvaise élimination des médicaments ;
  • On note aussi d’autres risques des interactions : insuffisance rénale, respiratoire, cardiaque, hépatique, dénutrition, troubles neuropsychiatriques, la toxicité …etc.
  • Les différents types d’interactions médicamenteuses :
  • L’additivité : si on a deux médicaments de la même classe thérapeutique dont l’effet dépend de la dose, on les associe (addition) de sorte que le résultat soit la dose efficace du traitement, le but de cette association est de réduire les effets indésirables de l’un ou les deux médicaments, car le malade ne va pas prendre toute la dose efficace d’un seul médicament ;
  • L’antagonisme : lorsque l’effet de deux médicaments ensemble est inférieur à l’effet de chaque médicaments pris seul. Cet effet n’a pas d’intérêt thérapeutique et doit être évité ;
  • Potentialisation : si lorsque l’effet de l’association de deux médicaments est supérieur à l’effet de chacun pris à part, cette association est peu fréquente mais intéressante.

Des exemples :

  • Additivité : association à doses fixes et faible de deux hypertenseurs afin d’obtenir un effet thérapeutique efficace avec moins d’effets indésirables, d’autres associations ont le but aussi de diminuer la dose de l’un des médicaments parce qu’il coûte cher ;
  • Antagonisme : lorsque deux médicaments agissent au niveau des mêmes récepteurs il y aura une sorte de concurrence ce qui implique diminution de l’efficacité de l’un des médicaments ou bien son inhibition, par exemple la bromocriptine (appartient à la famille des dopaminergiques, il freine la sécrétion de l’hormone de lactation) ne doit être pas associé à des médicaments qui contiennent des substances tel que : métoclopramide, métopimazine, alizapride : car risque d’annulation de leurs effets ;
  • Potentialisation : les actions de deux anticoagulants : ce genre d’association peut engendrer des effets néfastes, un anticoagulant (antivitamine K) avec un antiagrégant plaquettaire (Aspirine) augmente le risque hémorragique ;

 

 Les différents niveaux d’une interaction :

 

tableau

L’aspect de vos pertes vaginales est-il inhabituel ?

Categories:

Beaucoup de femmes se posent des questions, lorsqu’elles aperçoivent un changement d’aspect (couleur, odeur, viscosité) de leurs pertes vaginales. Qu’est ce qui habituel avec les pertes vaginales et qu’est ce qui est pathologique et nécessite un diagnostic ?
Le cas habituel :
L’existence de pertes vaginales est un phénomène naturel, en terme scientifique on dit : « leucorrhées », ces leucorrhées physiologiques est estimé de 2 ml par jour, sont blanches voir translucides et inodores. Elles sont composées de :
·    De la glaire d’ovulation qui atteint son maximum le jour de l’ovulation. (liquide muqueux filant).
·    Des sécrétions vaginales d’aspect blanc onctueux.
Le cas pathologique :
Lorsqu’il y un changement d’aspect (couleur, odeur, viscosité), en plus avoir des symptômes du genre démangeaisons, il faut consulter. Voici les cas possibles d’une infection probable :
–    Le cas le plus fréquent : des pertes blanches grumeleuses « lait caillé », accompagnées de fortes démangeaisons et parfois des brûlures (muqueuse rouge). Ce sont les symptômes typiques d’une mycose (infection due à un champignon). L’agent responsable dans ce cas là le plus fréquent est le «Candida albicans ».Candida_albicans
traitement : Il est local, le médecin vous administre des ovules adaptés (éconazolés, amphotéricine B, nystatine), des comprimés antifongiques possibles, peut être aussi une solution intime. Éviter de manger trop de sucreries en cette période là.
–    Mettre 1 à 2 cuillères à soupe de Bicarbonate de soude dans 1 litre d’eau tiède, et l’utiliser comme nettoyant intime en cas de non utilisation d’une solution intime prescrite par le médecin
–     Prévention : ne pas se laver excessivement, ne pas laisser humide, éviter le stress, laver la lingerie à une température très élevée à 70°.
–    Le cas de pertes très abondantes, jaunes vertes et/ou nauséabondes : ces signes correspond au parasite « Tricomonas vaginalis Trichomonas_vaginalis_01», c’est une infection transmise habituellement par la voie sexuelle. Il faut donc traiter aussi le partenaire.
Traitement : Nimorazole, Tinidazole.
Pas d’alcool durant le traitement.
–    En cas de pertes grisâtres, malodorantes (une odeur de poisson) : il s’agit d’une infection bactérienne à « Gardnerella vaginalis » due à plusieurs facteurs dont on cite : les multi-rapports sexuels, la grossesse, l’excès d’hygiène.
–    Traitement : antibiothérapie.
Remarque :
Toute perte plus au moins gênante ou irritante n’est pas forcément un symptôme évocateur d’une maladie sexuellement transmissible.
Lors de la ménopause et la grossesse soyez plus vigilant, ce sont des périodes ou les perturbations hormonales sont à l’origine du déséquilibre de la flore vaginale.
Conseils:
–    N’abuser pas des produits d’hygiène intime, sinon choisir un produit doux qui respecte la flore vaginale.
–    Ne pas utiliser les savons antiseptiques, ils perturbent la flore vaginale protectrice (flore de Döderlin), et pas de savon de marseille.
–    Ne pas faire des douches vaginales beaucoup, ne surtout pas exagérer à l’hygiène.
–    Eviter le port des pantalons serrés, porter des sous vêtements en coton, changer régulièrement les serviettes et les tampons, limiter l’utilisation des protège-slips, bien se sécher après la toilette.
–    Essayer de ne pas multiplier les partenaires sexuels.
–    Laver bien sa propre lingerie et ne pas utiliser la même plusieurs fois.

Quel traitement pour une angine ?

Categories: Tags:

amygdaleOn définit une angine par l’inflammation des amygdales, une gorge rouge ne reflète pas forcément une angine, parfois c’est sa couleur naturelle.
Le patient en est atteint sente une douleur lors de la déglutition, qui peut aller jusqu’aux oreilles, une sensation d’irritation. Parfois crier trop fort, se stresser peut engendrer ce problème, sans que ça soit une infection bactérienne ou virale.
La majorité des angines sont dues à un virus chez l’adulte, sont associées à une rhinite, de la toux, la fièvre peut être absente ou modérée, la guérison intervient dans 2-3 jours, par contre une infection bactérienne nécessite plus de temps et une antibiothérapie, il faut se dépêcher à traiter, car les complications sont graves.
Une consultation médicale est nécessaire si la fièvre persiste en 2 jours (39-40°), et si les maux de gorge deviennent intenses avec la présence des ganglions au niveau du cou, si l’état ne s’améliore pas dans 4 jours d’automédication.
Prévention :
– Eviter de fumer, de respirer des gaz polluants comme les gaz des voitures, ne pas abuser à prendre des douches, faire attention quand vous sortez d’un endroit chaud vers un endroit froid (la différence de la température brusque les muqueuses et les IgE : ces éléments de l’immunité vont diminuer et ne procurent pas assez de protection, ce qui fait que les virus et les bactéries qui se trouvent en symbiose sur les muqueuses vont l’attaquer, la fumée aussi diminuent les IgE) ;
– Sécher vite vos cheveux si mouillés, ne manger pas des glaces d’une manière brutale ;
– Eviter de crier fort, éviter le stress aussi.
Traitement :
– Pour une angine bactérienne votre médecin vous prescrira éventuellement de l’Amxocilline comme antibiotique et Doliprane contre la fièvre et douleur, ce traitement durera 8 jours. Si l’inflammation et la douleur est très importante, il peut vous prescrira un antalgique très fort de type : Nifluril ou Votrex. Si l’angine est persistante un prélèvement biologique de la gorge est nécessaire pour éliminer certaines possibilités ou déterminer une nouvelle antibiothérapie.
– Pour une angine d’origine virale, il suffit de traiter les symptômes : s’il y a écoulement de nez, faire laver avec un sérum physiologique, ou l’eau de mer ou bien utiliser un antiseptique nasal. Pour la douleur vous pouvez prendre l’ibuprofen, et pour calmer l’inflammation on conseille l’alpha-amylase (maxilase) il existe aussi dans la pharmacie des pastilles à sucer contenant un anesthésique local.maxilase
Remarque :
Pour d’autres traitements du genre médicamenteux ou de phytothérapie ou compléments alimentaires liés à ce sujet vous pouvez voir nos autres articles :
Comment traiter le rhume ?

Quelles précautions à envisager en cas de prise des corticoïdes ?

Categories:

Les corticoïdes sont des anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS) qui constituent une grande famille de médicaments dérivé du cortisol le principal glucocorticoïde surrénalien (dérivé du cholestérol). Il faut les utiliser la moindre durée possible avec les moins doses possibles tout en faisant attention aux contre-indications.

 

medicaments-generiquesTypes de corticoïdes

–    Corticoïdes à effet court (prednisone, prednisolone, méthylprednisolone) 

–    Corticoïdes à effet intermédiaire (triamcinolone, paraméthasone) 

–    Corticoïdes à effet prolongé (bétaméthasone, dexaméthasone, cortivazol)

 

 

Les effets des corticoïdes 

Les effets métaboliques :

–    le foie: une synthèse accrue de glucose ce qui provoque une augmentation de la glycémie avec un déséquilibre chez les patients diabétiques.
–    Tissu adipeux : une redistribution des masses grasses.
–    Muscle strié squelettique : augmentation du flux d’acides aminés vers la circulation  sanguine aboutissant à une réduction de la masse musculaire.
–    Tissu osseux : le cortisol induit un catabolisme osseux global induisant à l’ostéoporose chez l’adulte et retard de croissance chez l’enfant.

Les effets inflammatoires :

–    L’inhibition de la production des prostaglandines et des leukotriènes Cortivazol(qui interviennent dans le phénomène de l’inflammation) c’est pour cela ces médicaments sont plus efficace par rapport les anti-inflammatoires non stéroïdiens, et comme les prostaglandines ont aussi un effet protecteur de la muqueuse de l’estomac, la prise des AIS est nuisible.
Les effets immunosuppresseurs :
–    Inhibition des intermédiaires de l’inflammation et donc un effet immunosuppresseur.

 Les effets rénaux :

–    Rétention hydrosodée (rétention d’eau, œdème), hypokaliémie (diminution du potassium) et hypertension artérielle. A long terme, peuvent supprimer la production naturelle d’hormones corticostéroïdes.

 

Précautions d’emploi 

–    Pour les corticoïdes pris par voie orale : une prise unique le matin à 8h, respecter la même heure toute la durée de traitement.
–    Fractionner les prises si la dose quotidienne est très élevée ;
–    Déconseiller chez la femme qui allaite.
–    Une cure courte ne doit pas dépasser 5 jours.
–    Pour les corticoïdes pris par voie dermique : ne pas utiliser que sur la zone indiquée pendant une durée déterminée, l’arrêt doit être progressif.
–    Effectuer un bilan infectieux en cas de prise prolongée, le traitement corticoïde étant susceptible de réveiller un foyer latent.
–    La corticothérapie est contre indiquée en cas d’une affection de l’herpès ou la varicelle.

En cas d’arrêt de corticothérapie

–    Il ne faut jamais interrompre un traitement de longue durée brusquement, ça risque d’entraîner une insuffisance rénale aiguë, avec asthénie et troubles de l’humeur. L’arrêt doit être précédé d’une diminution progressive des doses déterminée par votre médecin (réduction tous les dix jours de 10% de la posologie).

Le régime à suivre

–    Riche en calcium associé ou non à la vitamine D, sans sodium si la posologie est supérieure à 15-20 mg par jour.
–    Prise limitée de sucres à absorption rapide à cause de l’effet hyperglycémiant et en protéines.
–    Un supplément de potassium en cas de traitement à forte dose pendant une longue durée.
–    La prise d’un pansement gastrique (sels d’aluminium, sucralfate) est nécessaire afin de prévenir une affection ulcéreuse gastro-duodénale, cette prise doit être espacée de la prise des corticoïdes pour ne pas diminuer leur absorption intestinale.

Quelle contraception en cas d’urgence ?

Categories:

Une contraception d’urgence est destinée aux femmes ayant eu un rapport sexuel non ou mal protégé, afin d’éviter une éventuelle grossesse, elle peut être utilisé quelque que soit le moment du cycle où a eu lieu le rapport.
1

Ce type de contraception doit être exceptionnel, le mieux est de bien suivre sa contraception habituelle et respecter des prises régulières en cas de contraception par pilule.
La contraception d’urgence s’agit de la prise d’une pilule d’urgence à prendre le plus tôt que possible, plus la prise du comprimé est proche du rapport sexuel plus son efficacité est grande :
–    Norlévo (lévonorgestrel) : agit dans les 12h jusqu’au 3 ème jour après le rapport. (sans prescription médicale)
–    ELLAONE (Ulipristal acétate) : ce traitement est possible dans les 5 jours qui suivent le rapport. (sur prescription médicale)
Les cas d’une contraception d’urgence :
–    Un rapport sexuel sans aucun moyen de contraception ;
–    En cas de rupture du préservatif, ou glissement.
–    En cas d’expulsion du stérilet ou de déplacement de diaphragme ;
–    Lors de l’oubli de la pilule (vérifier sur la notice le délai en cas d’oubli) ;
–    En cas d’erreur sur la date de l’ovulation ;
–    Rapport du à un viol.
Précautions :
–    La contraception d’urgence n’assure pas de contraception efficace à 100%, elle ne protège pas de MST ni de Sida.
–    Si les règles après une contraception d’urgence est en retard environ 5 jours ou plus, vous devez faire un test de grossesse.
–    Respecter le moment de la prise du comprimé.
–    En cas de vomissement dans les 3 heures qui suivent la prise du comprimé, à prendre de nouveau le médicament.
–    L’efficacité est diminuée des deux médicaments en cas de prise d’un médicament inducteur enzymatique.
–    En cas d’allaitement : Il est recommandé d’allaiter juste avant la prise du médicament et d’éviter d’allaiter pendant les 36 2heures qui suivent (ELLAONE)  et d’éviter d’allaiter pendant les 6 heures qui suivent (Lévonorgestrel).
–    En cas de grossesse : L’emploi d’ELLAONE pendant la grossesse est contre-indiqué et l’emploi de Lévonorgestrel pendant une grossesse en évolution est sans utilité, mais sa prise accidentelle pendant une grossesse débutante méconnue ne doit pas susciter d’inquiétudes particulières quant au déroulement de cette grossesse.
–    En cas d’antécédents consulter votre gynécologue

Doxylamine

Categories:

800px-(±)-Doxylamine_Enantiomers_Structural_Formulae

La doxylamine est un antihistaminique H1 de première génération, il est utilisé pour le traitement des allergies et des insomnies légères.

Les antihistaminiques H1, ou antagoniste des récepteurs H1 (en), réduisent les effets de l’histamine. Les antihistaminiques de première génération ne sont pas spécifiques des récepteurs périphériques, ils agissent donc également sur les récepteurs H1 du système nerveux central. La doxylamine est classée « A » au niveau de sa sécurité fœtale par le guide de référence Briggs sur le risque fœtal et néonatal3.

Aujourd’hui les antihistaminiques de première génération ne sont plus utilisés en première intention pour traiter les allergies, on leur préfère les antihistaminiques de deuxième et troisième génération spécifiques des récepteurs H1 périphériques supprimant ainsi l’effet sédatif généralement non souhaité lors du traitement des allergies.

La doxylamine est utilisée pour traiter les insomnies légères et a comme avantages de ne provoquer ni dépendance ni accoutumance. Un traitement à base de doxylamine ne nécessite aucune ordonnance, cependant une prolongation du traitement au-delà de cinq jours nécessite l’avis d’un médecin. La prise de doxylamine altère le niveau de vigilance et augmente le risque de chute. Elle rend inapte au travail domestique et professionnel, ainsi qu’à la conduite de tout véhicule.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Doxylamine

CALCIBRONAT

Categories:

Dans quel cas le médicament CALCIBRONAT est-il prescrit ?

Ce médicament est une association de substances sédatives.

Il est utilisé dans le traitement d’appoint des troubles légers du sommeil, de l’irritabilité et de la nervosité.

Vous pouvez consulter le(s) article(s) suivants :

  •     Anxiété
  •     Insomnie
  •     Troubles du sommeil chez l’enfant

Présentations du médicament CALCIBRONAT
CALCIBRONAT 2 g : comprimé effervescent (blanc) ; boîte de 20
– Non remboursé – Prix libre
CALCIBRONAT 2 g : comprimé effervescent (blanc) ; boîte de 60
– Non remboursé – Prix libre

 

Source ; http://www.eurekasante.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-mcalcb01-CALCIBRONAT.html