Avr 22, 2013

J’ai un rhume, que faire ?

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Le rhume ou rhinopharyngite est une atteinte inflammatoire des voies respiratoires supérieures, le plus souvent due à un virus.

L’évolution de la maladie

Se fait en 1 à 3 jours. Dans la première phase on remarque que le nez coule, des éternuements, un écoulement aqueux abondant et une obstruction nasale, parfois une douleur ou irritation de la gorge et un enrouement.

Des maux de tête, une sensation de malaise et de fatigue, une fièvre modérée sont possibles.
Dans la seconde phase de résolution : les sécrétions deviennent plus épaisses avec un aspect jaune-vert due à la présence des polynucléaires (globules blancs du système immunitaire).

Il se peut qu’il y ait une surinfection bactérienne en cas de complications allant jusqu’à une bronchite, sinusite, otite.

La consultation médicale

Une consultation médicale s’impose le cas de : fièvre qui dépasse 38,5° pendant plus de 48h, altération de l’état général, antécédents asthmatiques ou bronchitiques de type chronique, une douleur ou écoulement de l’oreille (otite), une douleur intense de la gorge (angine) de plus de 48h, une écoulement nasal purulent unilatéral (sinusite).

 

Les soins à suivre 

– Pour le nez : nettoyer avec chlorure de sodium en flacons unidoses ou soluté d’eau de mer (Physiomer, Stérimar…) sinon des sprays pour décongestionner le nez. Si la muqueuse nasale est très irritée, utiliser une pommade adoucissante (HEC…). (*)

– En cas de congestion importante, utiliser des inhalations (Humex…). (*)

– Pour lutter contre la fièvre en ordre : ibuprofène, paracétamol ou aspirine (attention pour le risque hémorragique). Vous pouvez essayer des compresses imbibés d’eau mélangée à l’eau de fleur d’oranger sur le front et nuque. (*)

– Pour lutter contre la congestion nasale : à prendre des vasoconstricteurs (Dolirhume…), contre-indiqués en cas de glaucome, de troubles prostatiques, grossesse, allaitement. Parmi les effets indésirables on note : somnolence, sécheresse des muqueuses, et risque de rétention urinaire. (*)

– En absence de risque, une association de vasoconstricteur et anti-histaminique peut être proposée (Humex rhume, Actifed…). (*)

 

rhume-4Hygiène de vie

 

  • Pour éviter la dissémination du virus, utiliser des mouchoirs jetables et se laver les mains fréquemment.
  • Évitez le stress, le tabac et tout facteur de risque.
  • Toussez dans le coude.
  • Utilisez un humidificateur de l’air.

 

 

Phytothérapie

 

  • Boire le jus fraîchement pressé d’un citron, pur ou coupé d’eau chaude, ajouter 1c. à c. de miel et ½ c. à c. de cannelle pulvérisée.
  • Faire infuser 3 tranches (1g) de gingembre frais dans une tasse d’eau pendant 5min. Boire 5 tasses par jour. (*)
  • En cas de sécrétions vertes, grasses et de nez pris : Boire 3 à 4 tasses par jour d’une infusion préparée à base de thym. (*)

 

 

Produits de santé naturels

– Prendre la vitamine C : 1g le matin comme un  complément pour lutter contre l’infection, selon les does recommandés par la suite.

– Prendre des pastilles de Zinc (de 9-10 à 23 mg par Pastille) selon la dose et la fréquence recommandées.

– Prendre la Vitamine D selon les doses recommandées.

– Prendre l’échinacée selon les doses indiquées sur votre produits de santé naturel.

– Prendre de l’ail frais ou en produits de santé naturel (attention pour l’estomac).

– Prendre de l’Astragale selon les doses recommandées.

– Utiliser l’huile essentielle d’Eucalyptus: quelques gouttes dans un bol d’eau chaude (pas bouillante), et au dessus placez votre visage avec la tête couverte d’une serviette puis aspirez les vapeurs par le nez.

 

 

 

(*) consultez votre pharmacien pour éviter les interactions médicamenteuses

 

 

Quelles précautions à envisager en cas de prise des corticoïdes ?

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Les corticoïdes sont des anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS) qui constituent une grande famille de médicaments dérivé du cortisol le principal glucocorticoïde surrénalien (dérivé du cholestérol). Il faut les utiliser la moindre durée possible avec les moins doses possibles tout en faisant attention aux contre-indications.

 

medicaments-generiquesTypes de corticoïdes

–    Corticoïdes à effet court (prednisone, prednisolone, méthylprednisolone) 

–    Corticoïdes à effet intermédiaire (triamcinolone, paraméthasone) 

–    Corticoïdes à effet prolongé (bétaméthasone, dexaméthasone, cortivazol)

 

 

Les effets des corticoïdes 

Les effets métaboliques :

–    le foie: une synthèse accrue de glucose ce qui provoque une augmentation de la glycémie avec un déséquilibre chez les patients diabétiques.
–    Tissu adipeux : une redistribution des masses grasses.
–    Muscle strié squelettique : augmentation du flux d’acides aminés vers la circulation  sanguine aboutissant à une réduction de la masse musculaire.
–    Tissu osseux : le cortisol induit un catabolisme osseux global induisant à l’ostéoporose chez l’adulte et retard de croissance chez l’enfant.

Les effets inflammatoires :

–    L’inhibition de la production des prostaglandines et des leukotriènes Cortivazol(qui interviennent dans le phénomène de l’inflammation) c’est pour cela ces médicaments sont plus efficace par rapport les anti-inflammatoires non stéroïdiens, et comme les prostaglandines ont aussi un effet protecteur de la muqueuse de l’estomac, la prise des AIS est nuisible.
Les effets immunosuppresseurs :
–    Inhibition des intermédiaires de l’inflammation et donc un effet immunosuppresseur.

 Les effets rénaux :

–    Rétention hydrosodée (rétention d’eau, œdème), hypokaliémie (diminution du potassium) et hypertension artérielle. A long terme, peuvent supprimer la production naturelle d’hormones corticostéroïdes.

 

Précautions d’emploi 

–    Pour les corticoïdes pris par voie orale : une prise unique le matin à 8h, respecter la même heure toute la durée de traitement.
–    Fractionner les prises si la dose quotidienne est très élevée ;
–    Déconseiller chez la femme qui allaite.
–    Une cure courte ne doit pas dépasser 5 jours.
–    Pour les corticoïdes pris par voie dermique : ne pas utiliser que sur la zone indiquée pendant une durée déterminée, l’arrêt doit être progressif.
–    Effectuer un bilan infectieux en cas de prise prolongée, le traitement corticoïde étant susceptible de réveiller un foyer latent.
–    La corticothérapie est contre indiquée en cas d’une affection de l’herpès ou la varicelle.

En cas d’arrêt de corticothérapie

–    Il ne faut jamais interrompre un traitement de longue durée brusquement, ça risque d’entraîner une insuffisance rénale aiguë, avec asthénie et troubles de l’humeur. L’arrêt doit être précédé d’une diminution progressive des doses déterminée par votre médecin (réduction tous les dix jours de 10% de la posologie).

Le régime à suivre

–    Riche en calcium associé ou non à la vitamine D, sans sodium si la posologie est supérieure à 15-20 mg par jour.
–    Prise limitée de sucres à absorption rapide à cause de l’effet hyperglycémiant et en protéines.
–    Un supplément de potassium en cas de traitement à forte dose pendant une longue durée.
–    La prise d’un pansement gastrique (sels d’aluminium, sucralfate) est nécessaire afin de prévenir une affection ulcéreuse gastro-duodénale, cette prise doit être espacée de la prise des corticoïdes pour ne pas diminuer leur absorption intestinale.